La tyrannie des bouffons verts

La tyrannie des bouffons verts

Depuis leur victoire aux dernières élections en 2018, le parti Écolo occupe des fonctions à tous les niveaux de pouvoir en Belgique – tant fédéral que fédéré – avec il faut le reconnaître très peu de réussite si ce n’est dans la controverse, l’incompétence, l’absence de responsabilité, les amalgames et les liaisons dangereuses. En réalité, les Verts incarnent en politique la subversion que tout bouffon moyenâgeux se complaisait à dévoiler dans des représentations grotesques et souvent sournoises aux puissants de ce monde.

Force est de constater qu’Antonio Solimando, nouveau responsable de la stratégie de communication de ce parti,– présenté comme un faiseur de miracles – n’a pas réussi à quelques mois des élections à occulter les méthodes de pouvoir des Verts lesquelles reflètent tout comme en 2014 une approche technocratique de l’action et de la communication publiques.

Le récent débat télévisé entre Georges-Louis Bouchez, Président du MR, et Rajae Maouane, co-présidente d’Écolo, sur la chaîne publique francophone belge RTBF, a mis en lumière toute la gamme cognitivo- émotionnelle propre aux échanges sociaux que Maouane a tenté de solliciter par crainte du débat idéologique, bête noire de son parti. Ce choix délibéré mais non assumé a court-circuité le slogan écolo « Faire de la politique autrement » d’autant que la politique des Verts menée à Bruxelles se lit essentiellement au prisme d’un choix de politique identitaire.

Le parti Écolo a endossé avec brio une forme de bouffonnerie politique qui transpose de façon anecdotique le débat sur des questions de société essentielles en une querelle de pilier de comptoir. Cette tactique de débat, suggérée sans doute par Solimando, voudrait séduire un socle électoral communautaire par des attaques incessantes sur la neutralité qu’il faudrait envisager comme représentation iconographique de la lutte pour le port de la culotte. En réalité, cette dérision menace réellement le statu quo social et va de pair avec une expression politique violente qui s’exprime dans le mensonge, dans le déni, dans le refus et dans la représentation moqueuse des événements. Ce qui aurait dû se traduire en une « master class » à l’adresse des libéraux n’a finalement accouché que d’une pauvre souris tant les dossiers n’étaient pas maîtrisés et peut-être même incompris. C’est dire si à l’aune des enjeux formidables et déterminants qui se profilent pour la Belgique et l’Europe notamment, le parti Écolo vient de louper le coche de façon magistrale et risque bien de courir longtemps pour le rattraper.

Restant campé sur cette antienne éculée qui présente Écolo comme un parti de propositions plutôt que comme un parti voué à représenter des intérêts précis, le parti s’est tiré une énième balle dans le pied avec « l’affaire du voile » à Anderlecht. Totalement incapable de comprendre que les diatribes incessantes, violentes et mensongères de son député fédéral S. Moutquin à l’encontre d’Israël, que l’incapacité de sa ministre Zakia Khattabi à qualifier le Hamas de groupe terroriste et à conduire la politique belge du climat, Écolo ne veut (peut) plus revenir à ce qui a défini le politique : œuvrer pour le bien commun. Pourtant, le MR l’a clairement exprimé par la voix de son président de parti: en 2024, il ira au gouvernement avec Écolo si les projets communautaires et anti-nucléaires des Verts sont relégués au placard. Maouane, elle, a continué à brandir la carte de la panarchie sur une programmatique hasardeuse qui n’a rencontré que de l’insatisfaction et de la colère, notamment à Bruxelles, en s’appuyant sur des impensés idéologiques : Good Move controversé par les citoyens et les pouvoirs locaux, crise de l’insécurité, salubrité hors de contrôle, absence de transparence, refus d’assumer la responsabilité d’échecs cuisants en matière de politiques publiques.

Le rapport d’Écolo à l’idéologie et à l’action politique – très souvent pointé par les citoyens sur les plateformes de RS et notamment X- a coupé le parti du monde réel : le débat sollicité sur les RS par les Verts eux-mêmes se transforme automatiquement en une bouffonnerie violente face à un contradicteur éclairé (blocage, absence de réaction, insultes). Écolo va même plus loin dans cette commedia dell’arte en mettant en avant une blague bouffonne de mauvais goût : le parti remplace le dialogue avec les citoyens par ce qu’il appelle « l’intelligence collective » qu’il considère synonyme de bonne gouvernance. Il n’est pas difficile d’y déceler une forme sévère de particratie au sein de ce parti qui va à l’encontre même du consociativisme belge si déterminant dans la conduite des affaires politiques. À chaque décision prise par consensus se heurte l’idée erronée qu’a Écolo de sa justesse au point de se transformer en donneur de leçons procédural de tout ce qui fait démocratie en Belgique. La conception verte de la démocratie glisse vers une tyrannie burlesque qui voue aux gémonies les partis de la majorité qu’elle décrit comme conservateurs, « ancrés dans le vieux monde » et ce pour une raison toute simple : le besoin qu’ont les Verts de réformer la société envers et surtout contre tous selon une ligne activiste et militante privilégiée qui fait fi de la démocratie participative qu’elle n’a pourtant de cesse de mettre en avant.

À la clôture du débat, Rajae Mauane a en effet confirmé que le choix du Premier Ministre est un « projet collectif » sans rien en dévoiler ce qui laisse transparaître une certaine forme d’élitisme. Paradoxal s’il en est pour un parti qui privilégie les modes de gouvernement participatif, du moins en théorie puisque tout interlocuteur- simple citoyen ou personnalité publique – s’engageant dans un débat d’idées sur les réseaux sociaux avec un Vert, manifestant son mécontentement ou pointant une incongruité, finit par être traité de troll ou menacé d’une action en justice.

L’éléphant de cirque coincé à la Porte

À être bouffon, autant l’être jusqu’au bout en tentant d’opérer une captation politique du parlementarisme libéral jusqu’au point de s’écrouler au contact du lien direct avec l’espace social. Écolo a beaucoup de mal à camoufler la dissonance cognitive du parti dans son rapport « citoyen » avec la population : on en veut pour preuve la saga du plan Good Move dans la région de Bruxelles-Capitale. Avouons-le : s’afficher comme parti de gouvernance et garder voire cultiver une nature intrinsèquement militante pose un problème à tous les niveaux. Elke Van den Brandt (Groen) s’échine toujours autant à vouloir faire entrer une approche idéaliste de la mobilité dans une matrice bruxelloise qui s’y refuse; elle en arrive à illustrer parfaitement la caricature de l’éléphant de cirque coincé à la Porte de Besançon.

Cette fin de législature nous montre que les députés écolo ne sont malheureusement pas arrivés à construire le rapport parti/électeur alors que ce parti se considère comme le fer de lance de la démocratie du public. En privilégiant un amorçage militant qui se base sur des stratégies narratives inadaptées aux réseaux sociaux devenus des plateformes d’échange politique avec les citoyens, Écolo n’a fait que s’éloigner des attentes des électeurs en offrant souvent un spectacle de bouffonnerie maladroite, épidermique et très malhonnête. La question légitime posée par des internautes au député fédéral S. Moutquin quant à savoir s’il était payé par le Hamas et s’il avait été élu pour mettre en avant son militantisme anti-israélien issu de son passé BDS montre que les citoyens ont fini par se lasser d’un discours militant qui propage de la désinformation sur la réalité politique et sociétale du conflit israélo-palestinien. Les citoyens dans leur ensemble ne se privent pas de le rappeler, lui conseillant de se présenter à une fonction dans la branche politique du Hamas.

Que dire aussi de la méconnaissance des dossiers liés à l’écologie politique et notamment la question de la prolongation des centrales nucléaires qui explique sans doute une forme d’agressivité théâtrale et déplacée de la co-présidente Écolo à l’adresse du président MR lors du débat télévisé. Cette agitation n’est en réalité qu’une preuve supplémentaire que le parti fait fi de la dimension idéologique du politique en adoptant une politique d’ajustement pour rester au pouvoir.

Gênée aux entournures par la formulation d’arguments politiques contradictoires, Maouane adopte la technique de l’attaque ad hominem ce qui ne reflète pas le slogan programmatique d’Écolo. Assurément le pouvoir fait oublier les bonnes résolutions : « Faire de la politique autrement » ce n’est ni lancer des attaques en dessous de la ceinture ni multiplier le nombre de mandats successifs à la présidence du parti. C’est au contraire penser le politique dans une dimension post-matérialiste : une société peut être à la foi solidaire et injuste, et promouvoir un capitalisme environnemental bien différent de l’économie verte. Pour Maouane, la question de la justice sociale se limiterait à l’entendre à un concept du « vivre ensemble » –avec ou sans foulard- et à des quartiers solidaires. C’est à l’écoute de ces propos que l’électeur découvre une facette de l’écologie politique qui échappe complètement aux Verts : la résolution des conflits sociaux. Le plan Good Move en est un exemple paradigmatique puisqu’il est révélateur du rapport ambigu qu’entretient le parti avec la démocratie : ce plan découvert par les citoyens et imposé tel quel de premier abord s’est transformé par défaut de concertation préalable en une application purement technique d’un plan d’usage de l’espace public, pourtant bien commun.

En réalité, et comme l’a très bien exprimé le président du MR, l’amateurisme des députés écolo de première fournée, biberonnés à un engagement militant aveugle, a nourri la crise de confiance des citoyens dans la démocratie et dans le politique. Tant l’approche des questions de politique interne que de politique internationale au cours de cette législature mouvementée ont montré que les Verts n’assument pas leur doxa idéologique : le refus du débat de fond avec les partis de droite, les échappatoires tant sur la question de la neutralité des fonctionnaires que sur les questions environnementales (Zaventem, PFAS, etc), les attaques ad personam par tweets interposés sur X, l’activisme militant anti-israélien, le soutien tangible à l’Islam politique, l’éviction brutale de membres du parti (un conseiller communal en 2021, une députée en 2017), les revendications identitaires comme référentiel social. La bouffonnerie verte a conduit Écolo dans une impasse dont le parti aura du mal à s’extirper.

Des bouffons, pas des clowns

Il existe deux rires, celui du clown (héritier du bouffon gentil de l’époque moyenâgeuse) et celui du bouffon moderne. Le clown est un être gentil et maladroit, drôle, qui aime les gens, leur veut du bien. Le rire qu’il déclenche est un rire salvateur, romantique et drôle, sans méchanceté aucune. Autrefois, il jouait auprès des Seigneurs un rôle important car il distrayait et faisait rire, se moquait de tout sans risque. Il faisait rire, de ce rire qui rassemble, facteur de convivialité et de résilience, précieux pour maintenir la concorde en société, pour faire rebondir le collectif de façon à se guérir du désespoir et des crises. Ce rire rassemble aussi dans sa dimension politique car il permet de regrouper autour d’un but commun les femmes et les hommes de bonne volonté pour créer des liens humains qui dépassent toute considération religieuse. C’est ce rire qui contribue à renforcer le socle social quand les sociétés sont soumises à des tensions fortes et dangereuses. Le bouffon moderne, quant à lui, totalement étranger au monde salvateur du clown est un être sarcastique et insolent, méchant à ses heures, ne supportant pas la critique tout en faisant de la critique des autres sa profession de foi. Dans sa déclinaison verte, il propose un rictus qui se dévoile dans des situations mettant en jeu des rapports de pouvoir sur des questions essentielles du vivre ensemble. Son rictus permet le comportement hostile et agressif; il est un rire qui divise, qui fracture, œuvrant à desserrer les liens qui unissent femmes et hommes de toutes origines et de toutes religions sous une seule bannière : la démocratie. Intimidation et menace de dépôt de plainte sur un plateau de télévision, menaces de poursuites judiciaires à l’encontre d’internautes, mise hors-jeu par l’exclusion, la bouffonnerie écologiste s’apparente en réalité à une tyrannie qui utilise les rapports de domination, les instruments de manipulation pour installer au sein de la société une panarchie ou plus simplement encore le charivari, lieu d’expression favori du bouffon autoritariste qui nourrit la moquerie ad personam, l’humiliation et le chaos.

Lorsque les militants écologistes bloquent les routes, se collent à des œuvres d’art, lancent de la peinture sur le sapin de Noël, vandalisent la crèche ou défilent dans des manifestations pro-palestiniennes de Samidoun FPLP, entonnant des slogans antisémites et appelant au génocide des juifs, lorsqu’ils organisent une sorte de coup d’État local sur la neutralité, ils ne sont pas rebelles ou lanceurs d’alerte mais représentent la doxa de leur parti « de gauche », une doxa égocentrique et vindicative qui veut faire croire à une société soumise au diktat de l’émotion. Ce sont ces bouffons verts qui véhiculent une idéologie autoritaire destinée à fracturer le corps social au lieu de le consolider, mentant à tir larigot, pensant avoir réponse sur tout alors qu’ils ne répondent pas ou mal aux aspirations de leur concitoyens.

La seule et unique gauche restée fidèle aux principes de dignité et d’égalité universels, qui sait encore ce qu’est l’antisémitisme, on la trouve paradoxalement dans cette jeune nation israélienne multiculturelle, presqu’entièrement composée de réfugiés, que les Verts et leurs soutiens associatifs rouge-brun ne cessent de vilipender ». Ce sont ces habitants des Kibboutzim Nir Oz, Kfar Aza, Nirim et ceux des villages avoisinants, en majorité massacrés, torturés et enlevés ce funeste 7 octobre 2023 par ceux qu’Écolo appelle « résistants », qui votent en majorité à gauche, pour Meretz, promeuvent la paix et la prospérité dans le respect des droits humains et sont à l’initiative de nombreuses ONG de défense de l’environnement et des droits des femmes; oui c’est cette gauche-là qui manque au paysage politique belge, celle qui éclaire aux Lumières et ramène l’individu dans le champ du débat d’idées..

Juin 2024, une autre tartufferie?

Le bouffon des origines, ce personnage souvent controversé, associé à la satire et à la subversion depuis le Moyen Âge, a brillamment traversé les époques, modifiant constamment sa relation au pouvoir ou évoluant avec l’époque et/ou le contexte, et par-dessus tout avec ses intérêts. Certes ce bouffon des origines ouvre l’esprit en nous distrayant et renvoie à notre intelligence et à notre propre responsabilité. Il fait rire mais on s’en méfie; il fascine mais est aussi objet de mépris et de rejet. Il nous renvoie aussi à notre propre réflexion sur ce que nous sommes et sur ce que nous aspirons à devenir. Le bouffon vert, ce bouffon moderne, est un tyran dont les seules aspirations sont sa propre personne et ses objectifs égoïstes, prêt à diviser et sacrifier pour régner.

Il est temps pour les citoyens mais aussi les électeurs de penser à s’en méfier plutôt qu’à en rire, de s’en éloigner pour préserver ce qui est indispensable à la conduite de la res publica dans toute société démocratique : la paix sociale, celle qui oeuvre au bonheur et au progrès de ses citoyens.

Pagnol ne concluait-il pas dans ses Notes sur le rire (1947): « Dis-moi de qui tu ris, et je te dirai qui tu es. »


Références

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The Liberty Values & Strategy Foundation: A Legacy Reborn

June 11, 2025 – 249 years ago, on this very date, history pivoted on the axis of human possibility.

June 11, 1776. The Continental Congress, meeting in the hallowed chambers of Independence Hall, appointed five extraordinary visionaries to a committee that would forever alter the trajectory of human civilization. Thomas Jefferson, John Adams, Benjamin Franklin, Roger Sherman, and Robert R. Livingston—men of profound intellect and unwavering conviction—were entrusted with the sacred task of drafting the Declaration of Independence. In that momentous decision, they established not merely a political document, but a philosophical foundation upon which the principles of liberty, self-governance, and human dignity would rest for generations yet unborn.

Today, We Stand at Another Threshold

On June 11, 2025—exactly 249 years later—the Liberty Values & Strategy Foundation emerges to carry forward the luminous torch of those founding principles into the complexities of our modern age. Just as Jefferson and his fellow committee members understood that true independence required both visionary thinking and strategic action, the Liberty Values & Strategy Foundation recognizes that preserving and advancing liberty in the 21st century demands sophisticated analysis, bold leadership, and unwavering commitment to the fundamental values that define human flourishing.

A Foundation Built on Timeless Principles

The parallels between then and now are profound:

  • Then, Five visionary leaders gathered to articulate the philosophical foundations of a new nation. Now, A new foundation emerges to advance strategic thinking on liberty’s most pressing challenges
  • Then, The Committee of Five understood that ideas must be coupled with practical wisdom. Now, The Liberty Values & Strategy Foundation bridges timeless principles with contemporary strategic insight
  • Then, They recognized that liberty requires constant vigilance and thoughtful stewardship. Now, We commit to that same vigilance in an increasingly complex world

In the shadow of Ethiopia’s Omo Valley, where the Mursi people etch resilience into their skin through lip plates and the Hamar tribe’s bull-jumping rites forge indomitable courage, a new chapter in the global fight for liberty begins. The Liberty Values & Strategy Foundation (LVS Foundation) launches today as a vanguard of 21st-century research, merging scholarly rigor with actionable strategy through its revolutionary Cohesive Research Ecosystem (CORE). Founded by Dr. Fundji Benedict—a scholar whose lineage intertwines Afrikaner grit, Ethiopian sovereignty, and Jewish perseverance—this institution embodies a legacy of defiance inherited from history’s most audacious truth-seekers, from Zora Neale Hurston to the warrior women of Ethiopia. This duality—scholarship as sword and shield—mirrors Dr. Benedict’s own journey. For 10+ years, she navigated bureaucratic inertia and geopolitical minefields, her resolve hardened by the Ethiopian women warriors who once defied Italian fascism.

 

 

I. The Hurston Imperative: Truth as a Weapon

Zora Neale Hurston, the Harlem Renaissance icon who “broke through racial barriers” and declared, “Truth is a letter from courage,” is the Foundation’s spiritual lodestar. Like Hurston, who documented Black life under Jim Crow with unflinching authenticity, the LVS Foundation wields research as both shield and scalpel. BRAVE, its human rights arm, intervenes in crises with the precision Hurston brought to folklore studies, transforming marginalized voices into policy. When Somali warlords displace the Gabra people or Ethiopian officials seize tribal lands, BRAVE acts with the urgency of Hurston’s anthropological missions, ensuring that “truth-telling becomes liberation”.

Dr. Benedict’s decade-long journey mirrors Hurston’s defiance. “My ancestors did not bow. I will not bow,” she asserts, her cadence echoing the Omo Valley’s ceremonial chants. This ethos permeates the Foundation’s CORE model, where BRAVE, COMPASS, and STRIDE operate in symphonic unity. “CORE is our answer to siloed thinking,” Dr. Benedict explains. “Through this cohesive ecosystem, BRAVE, COMPASS, and STRIDE work in concert—breaking down

barriers between academic research, fieldwork, and strategic action. This enables us to develop innovative solutions and stride toward lasting change”.

 

II. Necropolitics and the Battle for Human Dignity

The Foundation’s research agenda confronts necropolitics—a term coined by Achille Mbembe to describe regimes that decide “who may live and who must die”. In Somalia, where Al-Shabaab turns villages into killing fields, and South Africa, where post-apartheid politics increasingly marginalize minorities, the LVS Foundation exposes systemic dehumanization. STRIDE, now correctly positioned as the bulwark against terrorism and antisemitism, dismantles networks fueled by Qatari financing and ideological venom. COMPASS, the geopolitical hub, maps Qatar’s $6 billion influence campaigns, revealing how Doha’s alliances with Islamist groups destabilize democracies from Sahel to Paris, France.

“Qatar hides behind diplomatic immunity while funding mass murder,” Dr. Benedict states, citing Israeli intelligence linking Qatari funds to Hamas’s October 7 massacre. Meanwhile, BRAVE echoes fieldwork in Ethiopia’s Babille Elephant Sanctuary—where Dr. Benedict has studied bee barriers to resolve human-wildlife conflict—and epitomizes the Foundation’s ethos: “We turned conflict into cooperation, just as our ancestors turned adversity into art”.

 

III. The Ethiopian Woman Warrior: A Blueprint for Ferocity

The Foundation’s DNA is steeped in the legacy of Ethiopian women who weaponized intellect and audacity. Woizero Shewareged Gedle, who orchestrated prison breaks and ammunition heist during Italy’s occupation, finds her echo in STRIDE’s Intelligence operations. She struck an Italian officer mid-interrogation and declared, “You may imprison me, but you will not insult me”. Her defiance lives in STRIDE’s intelligence operations and BRAVE’s land-rights advocacy for all minorities like the Hamar, who endure ritual whipping to cement bonds of loyalty – a fight as visceral as it is cerebral -, but also the tribes or the Afrikaners in South Africa who face expropriation of their property without compensation. Dr. Benedict’s leadership rejects the false binary between academia and activism: “Research is not abstraction—it is alchemy. We transmute data into justice”.

 

IV. Conclusion: Lighting the Torch for Generations

The Liberty Values & Strategy Foundation stands as more than an institution—it is a living testament to the unyielding spirit of those who refuse to let darkness prevail. In a world where necropolitics reduces human lives to chess pieces and terrorism metastasizes in the shadows, the Foundation’s CORE research ecosystem illuminates a different path: one where rigorous scholarship becomes the catalyst for liberation. Every report published, every policy advocated, and every community defended is a reaffirmation of democracy’s most sacred tenet—that every life holds irreducible value.

Dr. Benedict’s vision transcends academic abstraction: BRAVE’s defense of pastoralist communities, COMPASS’s geopolitical cartography, and STRIDE’s dismantling of hate networks are not isolated acts but threads in a tapestry woven with the same audacity that Zora Neale Hurston brought to anthropology and Woizero Shewareged Gedle to resistance. The Foundation’s decade-long gestation mirrors the patience of Ethiopian honey hunters who wait years for the perfect hive—a reminder that enduring change demands both urgency and perseverance.

As a beacon for liberty, the LVS Foundation invites collaboration across borders and disciplines. To governments grappling with Qatar’s influence campaigns, to activists documenting human rights abuses, to citizens weary of complacency, the Foundation offers not just data but a blueprint for courage and defiance. Its research ecosystem—dynamic, interconnected, and unapologetically action-oriented—proves that knowledge, when wielded with integrity, can dismantle even the most entrenched systems of oppression.

 

The Torch Burns Bright

Over the past decade, Dr Benedict has combined rigorous academic work with on-the-ground engagement, building the knowledge and networks required to create this institution. Now, as the Foundation opens its doors, it stands as a testament to principled scholarship and action. In the legacy of Zora Neale Hurston’s fearless truth-telling, the LVS Foundation embraces the

power of knowledge guided by values. Crucially, the LVS Foundation maintains strict independence from any partisan or governmental funding. This non-partisanship is a cornerstone of its identity. “From day one, we refuse to be anyone’s instrument – no government, no party. Our independence guarantees that our voice remains unbiased and our research uncompromised,” Dr. Benedict emphasizes. “We owe that to the truth we seek. Hurston taught us about authenticity and courage; in that spirit, we will not pander or censor ourselves. We will ask the hard questions and pursue answers – wherever they lead – in service of liberty and human dignity.”

The revolution Dr. Benedict ignited is not hers alone. It belongs to every individual who dares to believe that democracy can be defended, that integrity can be restored, and that liberty is worth every sacrifice. Zora Neale Hurston once wrote, “There are years that ask questions and years that answer.” For the LVS Foundation, this is the year of answers and a responsibility to honor Hurston’s legacy by ensuring truth is not just spoken but lived. Those seeking to support Liberty Values & Strategy Foundation—through funding, fieldwork, or amplification—are welcomed at [email protected] or [email protected].